D’après un article du journal Le Jour, le député RDPC du Kar-Hay (dans le Mayo Danay), le « non honorable» Djamara Lourssantou a roué de coups de poings Mme Baadiele Valérie, chef d’antenne communale d’ELECAM pour Doukoula. L’information est par ailleurs confirmée par le journal Le Septentrion.
Ce représentant du peuple a usé de sa supériorité physique pour tabasser une pauvre femme, sous prétexte qu’elle n’aurait pas assez approvisionné un bureau en bulletin RDPC.
Ce qui est surprenant, au delà de l’acte ignoble posé, c’est que les instances du RDPC, bien qu’informés de cette situation, n’aient pas jugé bon de réagir. Rien, silence total. Peut-être trop occupé ailleurs, et ayant oublié les problèmes quotidiens des camerounais.
Certains diront que ces instances ne sont pas au courant de la situation, mais cet article prouve bien le contraire. Quand une femme subit des violences physiques (et forcément morales) devant témoins, et que le préfet, le président du Conseil Economique et Social, le sous-préfet sont informés, personne peut raisonnablement penser que les instances supérieures ne sont pas aussi informés. Et pas besoin d’être un détective privé ou enquêteur professionnel pour savoir qui a tort.
Le silence dans ce type de cas équivaut à la complicité. On ne saurait attendre que le pays émerge en 2035, et commencer à faire subir des violences physiques aux femmes, lorsqu’elles refusent d’agir en esclaves.
Il n’y aucune bonne raison à ce déchainement de violence, un représentant du peuple doit utiliser les recours juridiques, comme on fait l’opposition lors de cette dernière présidentielle. D’après le RDPC lui-même et toutes les forces politiques, recourir aux tribunaux est la seule façon républicaine d’obtenir
En l’absence de réaction rapide et de sanction ferme, on est désormais en droit de penser que le RDPC en tant que parti, et l’Assemblée Nationale en tant qu’institution, cautionnent les violences faites aux femmes. Un député peut déchaîner sa violence sur une camerounaise, sans que cela ne gêne outre mesure.
Cliquez sur l’image pour voir le député boxeur (uniquement boxeur de femmes!) de près. On attend désormais la réponse fréquente dans ce genre de cas: la réplique que tous les journaux sont jaloux et en veulent à son fauteuil de député !

