Par TAPA Joseph 25 janvier 2012 Commenter

Il est une cynique représentation humaine dont l’actuel président sénégalais Abdoulaye Wade, frappé de prostration et d’inévitable apoplexie, manifestant une lubie délétère de quête d’un nouveau mandat de présidentiel de 5 ans, à 85 ans, après 12 années de présidence tumultueuse, s’auréole d’insistance : Qui voudrait que la fin dans une quête prétendument importante justifie les voies et moyens entrepris dans cette finalité ; Et cela trouverait un reluisant écho (auprès des sages ou courageux ?) en hypothèses de report des conséquences sur autrui.

N’étant pas à une frasque près, sous sa représentation anthropocentrique et narcissique de sa personne dans la conduite de l’Etat du Sénégal, lui qui ne voit personne d’autre que lui en mesure et capacité de diriger favorablement ce pays. Wade, tel un guigne pestiférant de malheur, fort d’une bravoure dilettante, pour tout sujet dont-il en a connaissance, s’emploi de stratagème révulsant, s’amusant vraisemblablement des conséquences de sa félonie qu’il porte d’Épée Damoclès sur ses compères africains.
Menacé d’une part en interne politiquement par le coruscant de l’opposition et de ses stratagèmes soulevant l’ire subversive de la rue sénégalaise sur ses projets surannés de maintien aux affaires publiques son clan familial fortement boudé démocratiquement, son super ministre de fiston Karim (4 ministères à lui seul et pas des moindre) fut massivement rejeté par le corps électoral municipal de la capitale, tout comme le fut à l’échèle nationale son ticket présidentiel à l’américaine à ceci près que la vice présidence ouvrirait à une véritable  présidence de facto au bénéfice inéluctable du fiston, ainsi que le rejet sous la lueur de sédition et de violence sociale de sa modification textuelle de lecture du suffrage électoral présidentiel à un tour (faisant du vainqueur quiconque atteint 25% de suffrage exprimés) ; D’autre part, d’une grande importance de soutien régional au maintien de son régime, par le courroux de ses compères de leaders Africains n’ayant majoritairement que très peu appréciés ses envolées désolidarisées et habituelles contrariété aux positions d’ensemble des institutions représentatives africaines (CEDEAO, U-A, etc.) et tout récemment sa violente humiliation à leur endroit : par son empressement adoubement aux troublions ayant malmenés le nord (plus exactement la Libye qui était sujet à une feuille de route de sortie crise, piétinée, émise par l’U-A) de l’Afrique avec l’appui d’étrangers.
Sous le feu des diverses menaces, et d’ironie d’indéniable abandon en soutien de ses affidés de l’international non africain qui ne le reçoivent plus ; Soucieux en craintes sérieuses de retournement interne des ses amis d’aujourd’hui participant au maintien de son régime, via l’entremise des liens de collègues régionaux, avec la sainte bénédiction des leaders africains revanchards ; L’encore actuel président Wade, en vieux inique roublard de la politique africaine entend s’offrir un souffle de jouvence en barguignant de menace de réfléchissant au travers du sort du Grand Frère Hissen habré, ex président du Tchad, en exil au Sénégal et sous le feu de poursuites judiciaires non africaine (Belgique).
Alors que le cas du Grand Frère Habré, similaire aux méfaits de bon nombre de leader à l’instar du président Wade en Casamance et autres troubles militaires en Guinée-Bissau voisine au Sénégal, et sous l’optique de ressouder les liens d’avec les populations fortement meurtries par la vague de transfèrement judiciaires d’ex leaders à des instances internationales (Charles Taylor du Libéria en qualité d’ex-espion Usa, Jean Pierre Mbemba de la RD. Congo, ex bras armé de la France, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, ex séide français), expose de nombreuses apories dans une quête de résolution africaine peu déshonorante. L’encore actuel président Wade s’offre des sorties médiatiques sur les ondes étrangères en l’emporte pièce, déguisées en menace de chaos généralisé en cas de non soutien de ses compères à son infâme projet de maintien coûte que coûte de son pouvoir moribond.
Le Grand Frère Habré, bien que responsable de facto des tueries horripilantes attribuées à son régime (1981-1990) en sa qualité d’alors de président, ne saurait à lui seul porter la lourde responsabilité de cette funeste action qui se déroula avec la complicité assassine de bons nombres de dirigeants africains, dont nombre sont encore en vie ou en activité. Et au premier desquels se retrouvent l’actuel -influent régional- président du Tchad, Idris Deby Itno, ex chef d’état major des armées sous le régime Habré. Sans en omettre de complicité, l’abstention des instances internationales africaines au plus près, mondiale par la suite.
Sans qu’il soit besoin de s’adonner au passionnel des camps pour ou contre et aux argumentations suffoquant de sincérité et/ou bonnes ou mauvaises foi, concernant l’affaire du Grand Frère Habré, il importe, et vraisemblablement urgemment au vu des dates des faits et le risque de disparition des victimes directes, que justice soit appliquée. Toutefois, celle-ci ne saurait être intentée sous l’angle de chantage politique et divers autres que la nécessité d’apaiser les souffrances passées actuelles et futures. Et de loin en menace bénéficiant en perversité à de parties non directement concernées : à l’exemple de la fumisterie de Wade.
En outre, défi à revisiter sous l’angle d’équité et justice le délicat passé africain s’en trouve ainsi ouvert aux Africains. Il est dans cette dynamique plus qu’opportun que le Grand Frère Habré soit jugé en Afrique fut-il par une justice mal dotée (moyens humains et matériels), il en va de la nécessité d’inscrire en capacité le futur africain. Le Rwanda ainsi que d’autres pays se sont pour l’heure proposé à cet effet. Voilà qui est louable de sortie de crise.
D’un cynisme d’infortuné, l’actuel président Wade s’arc-boute, de basse besogne, de l’imbroglio morale dont fulmine de scabreux l’épopée Habré et ses conséquences multiples, réfléchissant tant sur le sort futur des acteurs politiques d’époque encore en activité ou en vie, sous l’inextinguible et désolante perception de justice non africaine pour des méfaits en Afrique, que du latent capharnaüm en distorsion sociale, pour espérer neutraliser les invectives africaines en l’encontre d’indéniable soutien aux forces vives sénégalaises en concours à sa salutaire éviction (mise à la retraite de droit et en droit novateur) sans outre mesure.
Ainsi, l’encore actuel président Wade, quelque soit le maléfice de sa lubie à se maintenir en fonction au-delà de février 2012, n’en aurait cure de la paix sociale africaine. Bien au contraire, de respect, il se serait dignement mis à la retraite, mais pour l’embellie de son entourage familial, il est hardi à risquer la déprédation et destruction des acquis sociaux.
Peut-il alors être considéré en bon père de famille ?

About

Amoureux de la vie, du continent africain et m'y passionne: - Dans la recherche et ébauches de sortie des crises et sensibilisation au devenir de ce continent. - Affectionne la réflexion sur les contours de la vie humaine - Esquisse sur le devenir du continent africain - Aime découvrir le continent africain.

Copyright © 2012 20mai.net All Rights Reserved.